Lorsque certaines personnes ferment les yeux, elles ressentent cette peur intolérable de ne jamais pourvoir les rouvrir, ne jamais pouvoir respirer le même air qui habitaient leurs poumons. Mais si l'on ne ferme pas les yeux, si l'on décide d'aller contre ce que nous dicte la Nature, qu'adviendra-t-il de nous ? Que deviendront ces représentations qui flottent dans nos têtes ? Elles mourront ? Je refuse de les laisser mourir. Si je vis c'est qu'elles ont, elles aussi, ce droit d'existence, avec peut être ce quelque chose de plus qui leur donne une certaine pérennité. Elles vont au delà de la mort, au delà des jugements : elles sont et ne disparaîtront pas. Peut être influencées mais jamais métamorphosées...
La politique, la philosophie et toutes les sciences sont un partage de ces représentations.
Mais que devient ce partage si celui qui donne est séparé de celui qui reçoit par un voile de mensonges, d'hypocrisie et d'illusions ?